89…. Et à l’avenir, non pas 90, 101 ou 120 mais 144 cubes tous d’une seule et même dimension, soit 1,25 par 1,25 mètres.  Que diable a incité le sculpteur Eric Ferber à se lancer dans cette folle aventure artistique et mathématique au fil de créations de cubes spectaculaires ?

La recherche perpétuelle de l’harmonie en se fondant sur la suite de Fibonacci avec un chiffre tout à la fois mathématique et mythique : 1,618….Le nombre d’or, la clé de l’équilibre, le secret de l’harmonie, que l’on retrouve au cœur des constructions mayas comme dans les architectures de Le Corbusier et même dans la nature avec les capitules du tournesol.

Juché sur une pointe comme prêt à entrer en lévitation, chacun de ces cubes partage la même dimension mais pour autant, le principe de cube est transcendé par une approche formelle singulière et propre à chacun d’entre eux. Et c’est un jeu de pleins et de vides  qui s’enchainent comme pour interroger les fondements de l’équilibre et matérialiser  l’énigme du principe d’harmonie. Certains sont littéralement désossés et deviennent le squelette d’un carré, la figure géométrique la plus commune avec sa rivale, le cercle. Au minimalisme radical s’oppose le réconfort ludique  d’un dé XXL, tissé dans le Corten ou notre planète mise au carré comme si les fractures humaines avaient été pansées, si ce n’est,  prévenues. Les lignes contradictoires sont réconciliées, la courbe se faufilant au sein des cubes pour en adoucir la rigueur et l’apaiser de sa rigueur brutale.

En s’investissant dans cette épopée du juste équilibre, Eric Ferber  n’en a pas moins oublié son amour pour la sensualité de la courbe comme sa prédilection pour le Corten, ce matériau, chargé d’histoire, qui se métamorphose au fil de la lumière et du temps.

Si réinventer la notion de cube, pièce après pièce, est pour le moins un casse-tête de la créativité auquel s’affronte avec pugnacité Eric Ferber, les 89 cubes pour l’heure en cours de conception sont un condensé de poésie en racontant l’alliance de points de vue contraires : la bataille de la géométrie pointilleuse avec l’entrelacs de lignes prêtes à s’échapper dans le moindre interstice, l’ornement de motifs  avec le déshabillage d’une ossature pointant du doigt l’essentiel des choses, le temps narré par le Corten, le vieillissement interrompu par les saisons pour préfigurer une nouvelle jeunesse, l’obstacle au fil des chiffres surmonté par l’inventivité... À bien observer, ces créations sont à elles seules, un palimpseste de lignes qui racontent la vie en vérité et nous incitent à nous poser et définir l’essentiel, comme pour mieux trouver notre point d’équilibre.

Nicole Maïon

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